Repérage et prise en charge des risques de dénutrition, malnutrition et troubles de déglutition

Santé
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Ce guide a pour but de vous permettre de repérer les signes de dénutrition, malnutrition et troubles de déglutition chez les bénéficiaires et de les accompagner en prenant des précautions adaptées pour garantir leur bien-être nutritionnel et leur sécurité.

Repérer les risques de dénutrition et de malnutrition

Signes d’alerte à observer

Perte de poids notable

Observez si le bénéficiaire montre des signes d’amaigrissement important (habits trop larges, perte de muscles, affaiblissement général).

Manque d’appétit ou repas incomplets

Vérifiez si le bénéficiaire semble peu motivé à manger, laisse de la nourriture dans l’assiette ou ne consomme que des petites portions.

Fatigue et manque d’énergie

Notez si le bénéficiaire semble fréquemment fatigué, a du mal à accomplir ses activités quotidiennes ou se déplace avec difficulté.

Problèmes dentaires ou douleurs buccales

Soyez attentif aux signes de douleur lors de la mastication ou aux difficultés à manger des aliments durs, ce qui peut limiter la diversité de l’alimentation.

Questions à poser pour compléter l’observation

« Avez-vous faim quand c’est l’heure de manger ? »

« Avez-vous des aliments que vous n’arrivez pas à manger ? »

« Est-ce que manger vous fatigue ou vous donne de la gêne ? »

Repérer les risques de troubles de déglutition (dysphagie)

Toux ou étouffement fréquent pendant les repas

Soyez attentif aux épisodes de toux, de blocage ou d’étouffement lorsque le bénéficiaire mange ou boit.

Modifications de la voix après la prise d’aliments

Si le bénéficiaire présente une voix rauque ou mouillée après avoir mangé ou bu, cela peut indiquer des troubles de déglutition.

Prise de petites bouchées et ingestion lente

Si le bénéficiaire mange très lentement, prend des petites bouchées ou évite certains aliments (comme les liquides ou les aliments solides), cela peut indiquer une gêne lors de la déglutition.

Perte d’intérêt pour les repas

Un bénéficiaire souffrant de dysphagie peut perdre l’intérêt de manger pour éviter l’inconfort, ce qui est un signe à ne pas négliger.

Prise en charge adaptée pendant l’intervention

Adapter les repas et la boisson

Préparer des aliments faciles à mâcher et à avaler

Si le bénéficiaire présente des difficultés, favorisez les aliments tendres (ex. : purées, légumes cuits, viande tendre).

Proposez des textures modifiées (aliments mixés ou hachés) pour éviter l’effort de mastication.

Épaissir les boissons si nécessaire

Si le bénéficiaire a du mal à avaler des liquides, utilisez des épaississants adaptés (prescrits par un professionnel de santé) pour faciliter la déglutition. Si vous n’en avez pas à disposition il faudra le remonter à l’agence afin qu’elle en échange avec la famille et le bénéficiaire.

Proposer de petites portions et encourager des pauses

Offrez des petites portions à la fois et invitez le bénéficiaire à faire des pauses entre chaque bouchée pour diminuer le risque d’étouffement.

Encourager un environnement sûr et calme

Assurer une posture droite et stable

Asseyez le bénéficiaire bien droit avec un appui confortable pour éviter tout risque de fausse route.

Limiter les distractions

Préférez un environnement calme pendant les repas, sans distractions, pour qu’il se concentre sur la mastication et la déglutition.

Observer discrètement pendant le repas

Observez attentivement sans pression, pour repérer toute difficulté ou gêne en temps réel.

Signalement et communication avec l’équipe

Consigner les observations dans le dossier

Notez chaque signe ou comportement pouvant indiquer une dénutrition ou un trouble de déglutition, comme les difficultés rencontrées ou les solutions adoptées.

Informer l’agence en cas de risque élevé

En cas de signes de dénutrition ou dysphagie sévères, alertez immédiatement l’agence pour qu’un suivi médical ou paramédical soit organisé.

Échanger avec les encadrants

Transmettez vos observations et les adaptations mises en place aux encadrants pour qu’ils puissent ajuster l’accompagnement du bénéficiaire de manière continue.

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Rappel des essentiels

  • Ne forcez jamais un bénéficiaire à manger ou boire s’il ressent de la gêne : respectez son rythme et son confort.
  • Adaptez toujours les repas en fonction des besoins spécifiques pour éviter tout risque de fausse route.
  • Signalez systématiquement à l’agence tout signe préoccupant pour garantir une prise en charge adaptée.